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Douleur n'est pas souffrance : [publication] : le refus de traitement de la douleur cancéreuse (service d'oncologie, Aoste-Italie, 1999) /

by Musi, Marco.
Material type: materialTypeLabelBookPublisher: [Sion] : [s.n.], 1999Description: 155 p. : fig. ; 30 cm.SAPHIR theme(s): Soins infirmiers - Soins à domicile | Soins palliatifs - Fin de vie - MortMeSH subject(s): Pain | Treatment Refusal | Neoplasms | Palliative Care | Physician-Patient Relations | Neoplasms -- drug therapy | Pain -- psychology | Palliative Care -- psychology | ItalyPUBLICATION TYPE SAPHIR: DissertationSummary: Le traitement de la douleur est considéré comme un des fondements de la qualité de vie des patients cancéreux. En dépit de la disponibilité de moyens thérapeutiques efficaces, certains patients que l'on rencontre dans la pratique clinique refusent le traitement analgésique. Apparent paradoxe, qui interroge. Ayant retenu une définition de douleur et une de souffrance qui en soulignent les différences, nous avons formulé l'hypothèse de l'occurrence possible de l'une sans l'autre : une douleur sans souffrance serait plus facile à supporter. Les résultats de l'enquête, réalisée auprès d'un échantillon de patients cancéreux, montrent que l'endurance à la douleur est un comportement assez fréquent. L'approche théorique anthropologique met en évidenceles significations multiples de ce comportement, qui peuvent conduire à une expérience de la douleur riche en sens et pauvre en souffrance. Le même effet est produit par les liens que les personnes entretiennent avec la famille et les soignants, éclairés selon l'approche systémique. Douleur n'est donc pas forcément souffrance, si on considère la personne malade globalement et non pas seulement dans sa dimension physique. La reconnaissance de ces phénomènes entraîne des implications importantes pour toute relation soignant-soigné. [Auteur]
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Le traitement de la douleur est considéré comme un des fondements de la qualité de vie des patients cancéreux. En dépit de la disponibilité de moyens thérapeutiques efficaces, certains patients que l'on rencontre dans la pratique clinique refusent le traitement analgésique. Apparent paradoxe, qui interroge. Ayant retenu une définition de douleur et une de souffrance qui en soulignent les différences, nous avons formulé l'hypothèse de l'occurrence possible de l'une sans l'autre : une douleur sans souffrance serait plus facile à supporter. Les résultats de l'enquête, réalisée auprès d'un échantillon de patients cancéreux, montrent que l'endurance à la douleur est un comportement assez fréquent. L'approche théorique anthropologique met en évidenceles significations multiples de ce comportement, qui peuvent conduire à une expérience de la douleur riche en sens et pauvre en souffrance. Le même effet est produit par les liens que les personnes entretiennent avec la famille et les soignants, éclairés selon l'approche systémique. Douleur n'est donc pas forcément souffrance, si on considère la personne malade globalement et non pas seulement dans sa dimension physique. La reconnaissance de ces phénomènes entraîne des implications importantes pour toute relation soignant-soigné. [Auteur]