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Pouvoir d'agir et autorité dans le travail [publication] /

by Hubault, François [edt].
Material type: materialTypeLabelBookSeries: Le travail en débats. Série Séminaire Paris 1.Publisher: Toulouse : Octarès, 2010Description: 110 p. ; 24 cm.ISBN: 9782915346800.MeSH subject(s): Human Engineering | Workplace | Power (Psychology)PUBLICATION TYPE SAPHIR: MonographSummary: Il est classique de distinguer pouvoir et autorité. Si le pouvoir s'impose, l'autorité s'exerce sans qu'il lui soit nécessaire de contraindre. Elle s'accorde, elle se reconnaît. Aussi dit-on parfois qu'on subit l'un, mais qu'on adhère à l'autre… Qu'en est-il dans l'activité de travail ? On voit bien que le pouvoir procède du rapport de subordination, du rapport salarial, par le truchement notamment de l'organisation hiérarchique et de la prescription formelle. Mais l'autorité, elle, à quelles " légitimités " répond-elle ? On se propose ici de creuser le rapport entre l'autorité et le pouvoir d'agir dans le travail, en privilégiant les registres de discussion suivants. Peut-on dire que l'ergonomie tire son pouvoir d'agir de l'autorité du travail ? Comment cette autorité s'établit-elle, et selon, comment cela décide-t-il du pouvoir d'agir dans l'intervention ? Si l'ergonomie ambitionne de (re)mettre le travail (plus) au centre des enjeux de l'organisation, de quelle légitimité tire-t-elle d'y prétendre ? En retour, peut-on dire que l'ergonomie contribue à changer réellement la place du " travail " dans les processus de décision ? Quel est le rapport entre l'autorité de la demande (et/ou du demandeur), et le pouvoir d'agir de l'intervenant ? Comprendre la demande, est-ce reconnaître la légitimité de la question et du questionneur ? Si les interlocuteurs qui initient les demandes d'intervention ne sont pas toujours en position de pouvoir agir sur les questions soulevées par l'intervention… comment les intervenants se débrouillent-ils de ces " écarts " ? Quelle est l'autorité, et quel est le pouvoir d'agir des instances représentatives des salariés dans le domaine du " travail " ? Comment l'ergonomie aide-t-elle aux évolutions nécessaires ? De quelle autorité les opérateurs tirent-ils de se donner des marges de manœuvres dans l'activité ? En quoi ces marges de manœuvre représentent-elles une condition nécessaire pour maintenir et développer leur pouvoir d'agir ? Y a-t-il sur ces questions, une différence significative d'approche entre l'ergonomie, la psychologie du travail, la sociologie du travail, la médecine du travail, la gestion, l'économie… ? [Ed.]
Item type Current location Call number Status Date due
IST, Institut universitaire romand de santé au travail; Bibliothèque
TA-90 (Browse shelf) Available

Il est classique de distinguer pouvoir et autorité. Si le pouvoir s'impose, l'autorité s'exerce sans qu'il lui soit nécessaire de contraindre. Elle s'accorde, elle se reconnaît. Aussi dit-on parfois qu'on subit l'un, mais qu'on adhère à l'autre… Qu'en est-il dans l'activité de travail ? On voit bien que le pouvoir procède du rapport de subordination, du rapport salarial, par le truchement notamment de l'organisation hiérarchique et de la prescription formelle. Mais l'autorité, elle, à quelles " légitimités " répond-elle ? On se propose ici de creuser le rapport entre l'autorité et le pouvoir d'agir dans le travail, en privilégiant les registres de discussion suivants. Peut-on dire que l'ergonomie tire son pouvoir d'agir de l'autorité du travail ? Comment cette autorité s'établit-elle, et selon, comment cela décide-t-il du pouvoir d'agir dans l'intervention ? Si l'ergonomie ambitionne de (re)mettre le travail (plus) au centre des enjeux de l'organisation, de quelle légitimité tire-t-elle d'y prétendre ? En retour, peut-on dire que l'ergonomie contribue à changer réellement la place du " travail " dans les processus de décision ? Quel est le rapport entre l'autorité de la demande (et/ou du demandeur), et le pouvoir d'agir de l'intervenant ? Comprendre la demande, est-ce reconnaître la légitimité de la question et du questionneur ? Si les interlocuteurs qui initient les demandes d'intervention ne sont pas toujours en position de pouvoir agir sur les questions soulevées par l'intervention… comment les intervenants se débrouillent-ils de ces " écarts " ? Quelle est l'autorité, et quel est le pouvoir d'agir des instances représentatives des salariés dans le domaine du " travail " ? Comment l'ergonomie aide-t-elle aux évolutions nécessaires ? De quelle autorité les opérateurs tirent-ils de se donner des marges de manœuvres dans l'activité ? En quoi ces marges de manœuvre représentent-elles une condition nécessaire pour maintenir et développer leur pouvoir d'agir ? Y a-t-il sur ces questions, une différence significative d'approche entre l'ergonomie, la psychologie du travail, la sociologie du travail, la médecine du travail, la gestion, l'économie… ? [Ed.]